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La
Chambre des Nuages
La chambre
des nuages palpite ailleurs, très loin,
Posée entre notre monde et celui dune fin de
noirceur espérée,
Entourée d'une multitude de lignes blanches de cerisiers
en fleurs
Qui viennent mourir contre ses murs en vagues de respirations
adoucies.
La chambre
des nuages est profonde, sombre et claire à la fois,
Elle glisse je ne sais pas où, je ne sais pas vraiment
où.
Ses longs rideaux vivants ondulent vers les draps ouverts,
Comme de grandes voiles qui se tourneraient vers le vent patiemment
attendu.
La chambre
des nuages existe enfin. Enfin.
Caressée par les ombres heureuses de ceux qui lont
tendrement habitée,
Frémissante du souffle de mille bruissements ténus
et chuchotés,
Parfumée de sels inconnus, évadés d'épaves
posées sur des sables de plages perdues.
La chambre
des nuages existe enfin. Enfin.
Alors,
seulement, je peux fermer les yeux
Pour écouter tout ce qui ne finit jamais.
Les mots "lignes blanches de
cerisiers en fleurs" ne sont pas de moi.
J'ai entendu ça à la radio un jour, pour décrire
le printemps au Japon.
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